globalisation
La stratégie multilatérale et judiciaire palestinienne peut-elle contribuer à la paix au Proche-Orient ?
Le mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu par la Cour pénale internationale a marqué les esprits, à juste titre. Mais cette décision est le résultat du combat que la Palestine mène depuis des décennies au sein des instances multilatérales. Sait-on d’ailleurs qu’elle est déjà active au titre d’État au sein de l’ONU, de l’UNESCO, de la Cour Internationale de Justice, etc.? Cet entretien entre deux juristes spécialistes de droit international donne un éclairage historique saisissant sur la situation actuelle, en montrant comment la Palestine a réussi à user du droit comme arme du faible dans le système multilatéral. Cela peut-il contribuer à la paix? C’est la question. Qui en cache une autre: celle de la crédibilité du fragile « ordre international » issu de la Deuxième Guerre Mondiale…
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Renouer avec le textile
Dans sa nouvelle chronique sur les temporalités enchevêtrées du présent, l’historienne Emmanuelle Loyer part du constat d’un regain de curiosité pour une vieille industrie qui fut au cœur de la modernisation de nos sociétés : le textile. Alors que le « made in France » de Colbert est remis à l’honneur au nom de la réindustrialisation, en même temps qu’une fatigue à l’égard de la fast fashion et des fashion weeks se fait sentir, plusieurs expositions, publications, émissions témoignent d’un désir de textile toujours renaissant. Peut-être ne pourra-t-il être satisfait qu’à la condition de ne chercher ni à dénouer, ni à renouer les fils de cette histoire, mais au contraire à assumer l’enchevêtrement inextricable de leurs temporalités multiples.
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« Un espace qui dure » : le tournant spatial de l’Anthropocène
On dit et on répète qu’on entre dans un nouveau temps. Et s’il s’agissait aussi d’un nouvel espace ? Dans ce texte, la philosophe Jeanne Etelain revient sur les débats concernant le concept exact du présent (Anthropocène, Capitalocène, etc.), pour montrer qu’ils présupposent non seulement un “régime d’historicité” nouveau, mais aussi un “régime de spatialité” nouveau : il ne s’agit ni de l’espace absolu du globe, ni de l’espace relatif de la globalization, mais d’un espace-durée, un espace qui dure, un espace qui agit, un espace qui vit - et se confond avec la Terre
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